Mercredi 19 Juin 2013
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APRES SIX MOIS DANS L’OPPOSITION : Les cadres libéraux préparent la contre-attaque

Lundi 8 Octobre 2012

APRES SIX MOIS DANS L’OPPOSITION : Les cadres libéraux préparent la contre-attaque
«Revoir le statut actuel et le règlement intérieur, le programme fondamental et l’offre politique, les alliances nationales et internationales, le mode de financement et la stratégie de communication du parti…». Tels sont, entre autres, les différents sous-thèmes sur lesquels les cadres libéraux ont planché durant ce week-end. C’était au cours d’un séminaire initié par la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) et
axé sur le thème : «Quel Pds dans un environnement politique en mutation». «Les textes qui régissent le Pds datent de 1976, donc je crois que c’est important qu’on pense à les renouveler», a d’emblée déclaré le Coordonnateur national du Pds, Oumar Sarr, à l’ouverture de ce
conclave des libéraux, avant que, abondant dans le même sens, l’ancien ministre de la Jeunesse, Mamadou Lamine Keïta ne souligne que «cette discussion est une nécessité, car tout le monde sait qu’il y a une grande mutation dans la sphère politique du pays. Nous devons discuter du programme fondamental qui est l’offre politique du parti». Pour Mamadou Lamine Keïta, qui estime que tout ce que les gens ont dit dans la Charte des Assises nationales, Wade l’avait dit dans son programme en 1976, «il faut améliorer cette offre». En effet, il croit dur comme fer que le Pds doit s’ajuster à certaines pratiques. Partant de cette réalité, Oumar Sarr a invité les camarades d’Abdou Aziz Diop à proposer les grandes lignes en termes d’orientation, de structuration, de paradigme du parti. Non sans manquer de préciser qu’après réflexion, les conclusions seront remises à Me Abdoulaye Wade et au Comité directeur». Car, explique le maire de Dagana, «en politique, les cadres ont pour mission d’anticiper, de formuler, de formaliser, dans la mesure où il n’y a pas de politique sans anticipation». «Votre rôle est d’aider, par la théorie et la connaissance, à assimiler et à comprendre», a-t-il dit avant de rappeler que «dans le dernier quinquennat de Me Wade, les cadres libéraux n’ont pas pu jouer ce rôle. «Peut-être trop pris par les postes que vous occupiez ou prépariez à occuper dans les Cabinets ministériels et dans l’administration. Peut-être aussi que notre parti, trop impliqué dans la gestion du pays, suffisant peut-être par moment, n’a pas jugé utile de se tourner vers vous, alors que sans vous, il n’y a plus de boussole», s’est-il justifié. Pour sa part, Abdou Aziz Diop, Secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), a souligné que «la défaite n’est pas une fatalité imparable, surtout lorsqu’on est le Pds, un parti né dans l’opposition et qui s’est forgé dans la persécution permanente». Mais, conseille-t-il, «comme toute défaite, elle doit être l’occasion de faire le clair sur nous-mêmes, sur nos réussites, nos erreurs et sur nos échecs». Donc, poursuit-il, «ce séminaire est une invite à une introspection collective pour assumer collectivement notre destin commun. Il nous reste à devenir le parti le plus moderne, le plus attractif».

HAUSSE DES PRIX DES HYDROCARBURES ELARGISSEMENT DE LA TAILLE DU GOUVERNEMENT…: Oumar Sarr accuse Macky de faire du «Wax waxeet»

Le Coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr a dénoncé, samedi dernier, lors de l’ouverture du séminaire de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fnlc) sur «Quel Pds dans un environnement politique en mutation», le «Wax waxeet» de Macky Sall. Pour le maire de Dagana, le chef de l’Etat a mis de côté tous les engagements qu’il avait pris durant la campagne électorale. «Il revient sur l’ensemble de ses engagements», s’est-il indigné avant de souligner que «le peuple n’est pas dupe». «Tout le monde a vu comment ils ont traité le problème des inondations. Tout le monde a vu cette rentrée scolaire qui n’a jamais existé. Tout le monde a vu les augmentations de prix des hydrocarbures», a clamé Oumar Sarr qui, face à cette situation, a martelé que «le pays est déjà en colère, les manifestations sont en préparation, les syndicats sont en train de bouger. Cette déclaration à l’aéroport, avec une mine d’enterrement de circonstance, n’a trompé personne. Elle n’a rien à voir avec la décision d’Abdoulaye Wade de mettre en place un plan ‘Jaxaay’ et de décaler et/ou regrouper les élections». «Macky, encadré par le régime Ups/Ps en pantalon et en culotte courte, ne peut pas aller loin». Pour le patron du Pds, «le Macky de 2012 apparaît comme un avatar, une représentation comique, une ‘koutchasation’ de Wade de 2000, et la décision de dissoudre le Sénat en 2012 n’est pas une audace, mais de la couardise par rapport aux mouvements 'Y en a marre’ et autres». Evoquant le bilan du nouveau régime, M. Sarr de dire qu’«après six mois, ce régime de Macky Sall est marqué par l’immobilisme et les mensonges. L’incapacité congénitale du régime à aller de l’avant, la disposition de notre peuple et de tous ses segments à défendre et à élargir ses droits, font qu’aujourd’hui nous avons une poudrière politique et sociale».
Seynabou FALL

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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