Mercredi 19 Juin 2013
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APRES LE DEPLACEMENT DES AVOCATS DE L'ETAT A PARIS : L'étau se resserre autour des anciens dignitaires soupçonnés d’avoir planqué de l'argent à l'étranger

Samedi 1 Décembre 2012

Le déplacement à Paris des avocats commis par l'Etat du Sénégal pour traquer les biens supposés mal acquis risquent de troubler le sommeil des dignitaires de l'ancien régime dans les jours à venir. Hormis la plainte déposée devant le parquet de Paris comme l'a révélé «Libération» dans son édition d'hier, Me Felix Sow et compagnie ne sont pas revenus bredouilles. De sources bien informées, ils ont découvert des choses, même si nous ne sommes pas à mesure d'entrer dans les détails. Mais ce qui est sûr, selon notre interlocuteur, cela a été rendu possible grâce à une collaboration et des informations servies par la Cellule française de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Tracfin). Ce qui n'est pas surprenant parce que, avant même d'être commis par l'Etat du Sénégal, Me Felix Sow avait fait des révélations selon lesquelles, près de 430 milliards étaient planqués dans les pays du Golfe. Une révélation qui avait comme source Tracfin. Quid de la plainte déposée par les avocats sénégalais au niveau du parquet de Paris pour recouvrer les avoirs détournés? Notre interlocuteur rassure qu'elle est bien recevable. Car, explique-elle, les avocats de l'Etat se sont appuyés sur la Convention des Nations unies contre la corruption. Cette Convention envisage la procédure de recouvrement par confiscation pénale. Cette procédure qui suppose une condamnation pénale est plus exigeante en termes de preuves. Il s’agit d’une procédure indirecte de recouvrement, l’Etat victime devant demander l’entraide judiciaire de l’Etat dans lequel les fonds détournés sont localisés.

La justice française pourrait déclencher la procédure
La procédure directe de recouvrement de nature civile est également prévue par la Convention. L’Etat victime peut se présenter devant les juridictions de l’Etat dans lequel se trouvent les avoirs détournés. Les Etats faisant partie de la Convention des Nations unies sont ainsi priés de prendre toutes les dispositions pour permettre une telle action. Il s’agit d’une innovation qui présente plusieurs avantages. Cette procédure permet de surmonter parfois la question des immunités de certaines autorités, les exigences de preuves étant plus souples que dans le cadre de la confiscation pénale. Donc, ce que les avocats ont fait, renseigne notre source, c'est le système de recouvrement direct. Mieux, ils auront la collaboration du système international. Maintenant c'est à la justice française, selon notre interlocuteur, de déclencher la procédure. Elle va commencer par geler les fonds le temps de faire des enquêtes pour éviter que les gens transfèrent l'argent. Ensuite, elle fera des investigations et si elle se rend compte que le détournement est avéré, elle pourra faire la confiscation pour ensuite régler avec l'Etat requérant les modalités de rapatriement des fonds. Mais notre source confie que toutes ces procédures peuvent être abrégées, si les dignitaires de l'ancien régime supposés avoir planqué les deniers publics à l'extérieur acceptent de retourner l'argent. Car, selon toujours elle, l'objectif est de retrouver l'argent du peuple sénégalais et non de mettre les gens en prison. De toute façon, la piste de négociation semble être privilégiée dans cet exercice si les gens soupçonnés d'enrichissement illicite acceptent de rendre l'argent pour éviter les longues procédures judiciaires qui risquent de faire dépenser beaucoup d'argent à l'Etat.
Jacques Ngor SARR

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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