La Présidente de Transparency International Mme Huguette Labelle, en visite de travail au Sénégal depuis quelques jours, a fait face à la presse hier, après s’être entretenu avec le Président Macky Sall. Leader de cette structure mondiale qui lutte contre la corruption et la non transparence, elle a ouvert les portes de son réseau, proposé son aide au gouvernement pour le rapatriement des fonds. Mme Labelle précise que, sa structure travaille «de très près avec les pays occidentaux du G20, c'està- dire là où on retrouve ces biens, dans les banques ou dans les établissements ou encore dans les investissements, dans les entreprises ». Elle indique également que, Transparency travaille «avec les ministres des finances du G20, avec des institutions internationales qui sont mandatées, pour essayer de traiter des paradis fiscaux». «C’est surtout dans ce sens là que nous pouvons être utiles», assure-t-elle.
Ces 12 ans de mal-gouvernance qui ont presque tout détruit
Et en plus de ce réseau, s’ajoute une de leur section en France, «qui en collaboration avec Sherpa, un groupe de bénévoles d’avocats en
France, a amené trois leaders africains et leurs familles devant la Cour française. Il s’agit des dirigeants du Gabon de la Guinée équatoriale et de la Rdc», dit-elle. Tout en encourageant les actes posés par le Président Sall, elle dira cependant que « les actions qui doivent être posées », il faudra que cela « se fasse bien, mais rapidement » Car dit-elle, « lorsqu’on veut faire passer de nouvelles lois, renforcer la Cour, beaucoup de personnes qui ont quelque chose à y perdre parce qu’ils y gagnaient avant, vont repousser ces actes ». Mettant le doigt sur la mal gouvernance au Sénégal, Mamadou Mbodj, coordonnateur du Forum civil, de marteler : «pendant 12 ans de mal-gouvernance structurelle, le système de
gouvernance est presque détruit, il faut recréer ce système de gouvernance». Et pour remédier à une telle situation, «ce ne sont pas des opérations cosmétiques qui sont attendues », soutient-il, mais «de véritables opérations chirurgicales pour recréer une confiance des citoyens autour de l’Etat». Ce qui, selon lui, «demande des réformes que Macky Sall a commencées», mais précise-t-il, «il faut un rythme aussi pour mettre en oeuvre ces réformes».
La corruption a fait perdre au Sénégal 2500 milliards en 12 ans
Abordant la question de la corruption, Mamadou Mbodj se fonde sur des recherches universitaires. Il convoque d’abord le Pr Abdoulaye Seck pour dire que, «chaque point de dégradation du score du Sénégal sur l’indice de perception de la corruption équivaut à 1 point de croissance». Ce dernier, selon lui, «évalue en valeur absolue à 384 milliards de fonds dissipés annuellement». Et puisque de 2007 à 2011 l’évolution du score du Sénégal c’est une dégradation continuelle de 1 point l’an, il faudra multiplier les 384 milliards par 4. Soit une perte de 1536 milliards en 12 ans du fait de la corruption. Et sur le Pib, il citera les recherches du Pr Mamadou Lamine Diallo pour dire que la dégradation a entraîné une perte de 2500 milliards de 2000 à 2012. Un ensemble de choses, qui montrent «l’impact du mauvais comportement, du mauvais élève que le Sénégal a été ces 12 dernières années», regrette M. Mbodj pour qui, les riches que le Président Wade dit avoir créés, se sont enrichis à travers des gré à gré.
Ces 12 ans de mal-gouvernance qui ont presque tout détruit
Et en plus de ce réseau, s’ajoute une de leur section en France, «qui en collaboration avec Sherpa, un groupe de bénévoles d’avocats en
France, a amené trois leaders africains et leurs familles devant la Cour française. Il s’agit des dirigeants du Gabon de la Guinée équatoriale et de la Rdc», dit-elle. Tout en encourageant les actes posés par le Président Sall, elle dira cependant que « les actions qui doivent être posées », il faudra que cela « se fasse bien, mais rapidement » Car dit-elle, « lorsqu’on veut faire passer de nouvelles lois, renforcer la Cour, beaucoup de personnes qui ont quelque chose à y perdre parce qu’ils y gagnaient avant, vont repousser ces actes ». Mettant le doigt sur la mal gouvernance au Sénégal, Mamadou Mbodj, coordonnateur du Forum civil, de marteler : «pendant 12 ans de mal-gouvernance structurelle, le système de
gouvernance est presque détruit, il faut recréer ce système de gouvernance». Et pour remédier à une telle situation, «ce ne sont pas des opérations cosmétiques qui sont attendues », soutient-il, mais «de véritables opérations chirurgicales pour recréer une confiance des citoyens autour de l’Etat». Ce qui, selon lui, «demande des réformes que Macky Sall a commencées», mais précise-t-il, «il faut un rythme aussi pour mettre en oeuvre ces réformes».
La corruption a fait perdre au Sénégal 2500 milliards en 12 ans
Abordant la question de la corruption, Mamadou Mbodj se fonde sur des recherches universitaires. Il convoque d’abord le Pr Abdoulaye Seck pour dire que, «chaque point de dégradation du score du Sénégal sur l’indice de perception de la corruption équivaut à 1 point de croissance». Ce dernier, selon lui, «évalue en valeur absolue à 384 milliards de fonds dissipés annuellement». Et puisque de 2007 à 2011 l’évolution du score du Sénégal c’est une dégradation continuelle de 1 point l’an, il faudra multiplier les 384 milliards par 4. Soit une perte de 1536 milliards en 12 ans du fait de la corruption. Et sur le Pib, il citera les recherches du Pr Mamadou Lamine Diallo pour dire que la dégradation a entraîné une perte de 2500 milliards de 2000 à 2012. Un ensemble de choses, qui montrent «l’impact du mauvais comportement, du mauvais élève que le Sénégal a été ces 12 dernières années», regrette M. Mbodj pour qui, les riches que le Président Wade dit avoir créés, se sont enrichis à travers des gré à gré.

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