En attendant le 04 janvier prochain, date à laquelle le verdict de son procès sera rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar, le sieur Ousmane Sarr aura le temps d’évoquer tous les saints pour que le délibéré lui soit favorable. Menuisier ébéniste de son état, il avait été interpellé, le 5 décembre dernier, dans l’enceinte du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) par la Gendarmerie,
après avoir été identifié par une dame, comme étant celui qui, 5 jours auparavant, avait soustrait le portefeuille de son patron. Attrait à la barre, après quatre semaines passées en prison, il a été confronté, hier, à Nd. A. Diouf, le témoin à charge. Cette dernière, qui a procédé à son identification, n’a pas varié dans sa version. Elle a réaffirmé à la barre avoir reconnu le mis en cause parce qu’il fut le premier à visiter le stand où elle travaillait. Poursuivant, elle a déclaré que ce dernier, accompagné d’un autre individu, avait même pris le temps de s’attabler avec son patron avant de prétexter un tour au parking, pour se fondre dans la nature. La dame, qui dit être l’assistante de la partie civile, a d’ailleurs déclaré que c’est à la fin de cette journée qu’elle a reçu un appel de son boss, l’informant du vol de son portefeuille. Lequel contenait, outre ses documents personnels, 700 euros (soit 461.000 Fcfa) et 100 000 Fcfa. A la barre, le mis en cause a nié les faits qui lui sont reprochés. Il a, cependant, affirmé qu’il avait bien été à la foire pour se payer des sacs de riz de la vallée, mais en vain, à cause d'une rupture de stock du produit qu’il voulait.
En l’absence de la partie civile, un ressortissant français, rentré chez lui, le parquet s’est dit convaincu du témoignage fait par la dame. Etant d’avis que les précisions données par la dame ne peuvent pas être écartées, le ministère Public a relevé la mauvaise foi du prévenu qui, à l’enquête préliminaire s’était présenté aux gendarmes comme étant un courtier au Tribunal régional hors classe de dakar. Dès lors, il a requis deux (2) ans dont un mois ferme contre Ousmane Sarr, qui était accompagné d'un complice qui a pris la fuite, lors de son interpellation. Me Michel Ndong, conseil du prévenu, a lui réclamé la preuve de la culpabilité de son client, il a cependant, introduit une demande de liberté provisoire au profit du mis en cause, au cas où l’affaire serait mise en délibéré. Défendant lui aussi les intérêts d’Ousmane Sarr, Me Théophile Kayossi, a révélé dans sa plaidoirie, qu’il n’a été nullement mentionné que le complice de son client avait pris la fuite lors de l’interpellation du mis en cause. Il a aussi souligné la possibilité que la dame se soit trompée de personne et que ce n’est pas à son client d’apporter la preuve de son innocence. Toutes choses qui font qu’il a plaidé la relaxe des fins de la poursuite sans peine ni dépens, ou subsidiairement la relaxe au bénéfice du doute. Le tribunal qui a rejeté la demande de liberté provisoire, introduite par les avocats du mis en cause, a mis l’affaire en délibéré pour le 4 janvier prochain.
après avoir été identifié par une dame, comme étant celui qui, 5 jours auparavant, avait soustrait le portefeuille de son patron. Attrait à la barre, après quatre semaines passées en prison, il a été confronté, hier, à Nd. A. Diouf, le témoin à charge. Cette dernière, qui a procédé à son identification, n’a pas varié dans sa version. Elle a réaffirmé à la barre avoir reconnu le mis en cause parce qu’il fut le premier à visiter le stand où elle travaillait. Poursuivant, elle a déclaré que ce dernier, accompagné d’un autre individu, avait même pris le temps de s’attabler avec son patron avant de prétexter un tour au parking, pour se fondre dans la nature. La dame, qui dit être l’assistante de la partie civile, a d’ailleurs déclaré que c’est à la fin de cette journée qu’elle a reçu un appel de son boss, l’informant du vol de son portefeuille. Lequel contenait, outre ses documents personnels, 700 euros (soit 461.000 Fcfa) et 100 000 Fcfa. A la barre, le mis en cause a nié les faits qui lui sont reprochés. Il a, cependant, affirmé qu’il avait bien été à la foire pour se payer des sacs de riz de la vallée, mais en vain, à cause d'une rupture de stock du produit qu’il voulait.
En l’absence de la partie civile, un ressortissant français, rentré chez lui, le parquet s’est dit convaincu du témoignage fait par la dame. Etant d’avis que les précisions données par la dame ne peuvent pas être écartées, le ministère Public a relevé la mauvaise foi du prévenu qui, à l’enquête préliminaire s’était présenté aux gendarmes comme étant un courtier au Tribunal régional hors classe de dakar. Dès lors, il a requis deux (2) ans dont un mois ferme contre Ousmane Sarr, qui était accompagné d'un complice qui a pris la fuite, lors de son interpellation. Me Michel Ndong, conseil du prévenu, a lui réclamé la preuve de la culpabilité de son client, il a cependant, introduit une demande de liberté provisoire au profit du mis en cause, au cas où l’affaire serait mise en délibéré. Défendant lui aussi les intérêts d’Ousmane Sarr, Me Théophile Kayossi, a révélé dans sa plaidoirie, qu’il n’a été nullement mentionné que le complice de son client avait pris la fuite lors de l’interpellation du mis en cause. Il a aussi souligné la possibilité que la dame se soit trompée de personne et que ce n’est pas à son client d’apporter la preuve de son innocence. Toutes choses qui font qu’il a plaidé la relaxe des fins de la poursuite sans peine ni dépens, ou subsidiairement la relaxe au bénéfice du doute. Le tribunal qui a rejeté la demande de liberté provisoire, introduite par les avocats du mis en cause, a mis l’affaire en délibéré pour le 4 janvier prochain.

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