La position d'Amath Sall, ancien Directeur de l'agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat), poste qu'il a été le premier à occuper, est sans équivoque sur l'utilisation qui doit être faite des terres de Sangalkam, Bambilor, etc. «Depuis Sangalkam jusqu'à Bayakh, c'est une zone à vocation agricole, une zone non aedificandi, une zone inondable», précise d'emblée avant d'avertir que, pour les lotissements en cours dans cette localité, «c'est exactement la même erreur en 1970, qui nous vaut les difficultés d'aujourd'hui, qu'on est en train de faire».
«On sera exactement dans la même situation qu'on est actuellement à Guédiawaye, Guinaw-Rail, Gounass»
Très pessimiste, il indique que «si la pluie continue à revenir et qu'on y ajoute les eaux du Lac de Guiers, la nappe va gonfler». Et la conséquence, «elle va affleurer et on sera exactement dans la même situation qu'on est actuellement à Guédiawaye, Guinaw- Rail, Gounass». C'est pourquoi il est préoccupé par l'appétit foncier que suscite cette zone. «J'ai comme l'impression qu'il y a des gens qui s'acharnent à boucher des trous, mais qui ne se retournent pas pour se rendre compte que derrière il y a d'autres qui creusent», s'offusque-t-il. La réaction qu'Amath Sall attend des autorités, c'est «une mesure administrative électrochoc», consistant à «interdire les lotissements et même à détruire les constructions», et à indemniser leurs propriétaires.
Détruire et indemniser tout de suite ou être obligé à le faire demain beaucoup plus cher
«Si on ne le fait pas présentement au coût du moment, dans 5 ans, 6 ans ou 10 ans au maximum, on aura à le faire à des coûts multipliés par je ne sais combien», avertit-il. Très sûr de ce qu'il dit, il martèle : «Il faut mieux le faire maintenant que de devoir le faire dans moins de dix ans». Parce que, «ce sera plus compliqué, il y aura une population plus importante, la frustration des gens qui auront mis leurs économies, qui auront construit sera plus grande, les indemnisations coûteront plus cher». Amath Sall est en tout cas d'avis que, agir de la sorte, «serait vraiment le signal comme quoi, l'autorité politique a compris le problème dans son mécanisme, dans son essence». Au-delà de ces risques d'inondations auxquels s'exposent ceux qui habitent dans la zone allant de Sangalkam à Bayakh, Amath Sall évoque une raison économique qui doit faire que les autorités la protègent. Il s'agit de sa «richesse exceptionnelle». «Quand vous voyez les gens vouloir habiter là-dessus, vous vous dites ça ce n'est pas possible. Parce que ce que vous pouvez faire pousser là-bas comme légumes de contre-saison, comme agriculture à très haute valeur ajoutée, vous ne pouvez le faire nulle part sur le territoire national». Amath Sall parle également du climat sub-canarien, qui en fait «la zone la plus favorable au Sénégal à l'élevage laitier, à l'aviculture, en plus de l'horticulture». Selon lui, «avec ce climat sub-canarien et qui n'a pas d'équivalent, nous avons intérêt à l'utiliser pour développer notre horticulture à valeur ajoutée, à progresser vers l'autosuffisance en lait et à développer l'aviculture qui, aujourd'hui, bon an mal an, fait un chiffre d'affaires de 30 milliards et qui fait vivre beaucoup de Sénégalais».
Et selon lui, «la gestion optimale des actifs de l'économie nationale qui est une des essences du plan national d'aménagement du territoire, ce sont les avantages comparatifs des territoires, les valoriser là où c'est avantageux. C'est là où la notion d’avantages comparatifs compétitifs de terroirs, prend toute son importance». Mieux, martèle-t-il, «la fonction de l'aménagement du territoire, c'est de dire cela».
«On sera exactement dans la même situation qu'on est actuellement à Guédiawaye, Guinaw-Rail, Gounass»
Très pessimiste, il indique que «si la pluie continue à revenir et qu'on y ajoute les eaux du Lac de Guiers, la nappe va gonfler». Et la conséquence, «elle va affleurer et on sera exactement dans la même situation qu'on est actuellement à Guédiawaye, Guinaw- Rail, Gounass». C'est pourquoi il est préoccupé par l'appétit foncier que suscite cette zone. «J'ai comme l'impression qu'il y a des gens qui s'acharnent à boucher des trous, mais qui ne se retournent pas pour se rendre compte que derrière il y a d'autres qui creusent», s'offusque-t-il. La réaction qu'Amath Sall attend des autorités, c'est «une mesure administrative électrochoc», consistant à «interdire les lotissements et même à détruire les constructions», et à indemniser leurs propriétaires.
Détruire et indemniser tout de suite ou être obligé à le faire demain beaucoup plus cher
«Si on ne le fait pas présentement au coût du moment, dans 5 ans, 6 ans ou 10 ans au maximum, on aura à le faire à des coûts multipliés par je ne sais combien», avertit-il. Très sûr de ce qu'il dit, il martèle : «Il faut mieux le faire maintenant que de devoir le faire dans moins de dix ans». Parce que, «ce sera plus compliqué, il y aura une population plus importante, la frustration des gens qui auront mis leurs économies, qui auront construit sera plus grande, les indemnisations coûteront plus cher». Amath Sall est en tout cas d'avis que, agir de la sorte, «serait vraiment le signal comme quoi, l'autorité politique a compris le problème dans son mécanisme, dans son essence». Au-delà de ces risques d'inondations auxquels s'exposent ceux qui habitent dans la zone allant de Sangalkam à Bayakh, Amath Sall évoque une raison économique qui doit faire que les autorités la protègent. Il s'agit de sa «richesse exceptionnelle». «Quand vous voyez les gens vouloir habiter là-dessus, vous vous dites ça ce n'est pas possible. Parce que ce que vous pouvez faire pousser là-bas comme légumes de contre-saison, comme agriculture à très haute valeur ajoutée, vous ne pouvez le faire nulle part sur le territoire national». Amath Sall parle également du climat sub-canarien, qui en fait «la zone la plus favorable au Sénégal à l'élevage laitier, à l'aviculture, en plus de l'horticulture». Selon lui, «avec ce climat sub-canarien et qui n'a pas d'équivalent, nous avons intérêt à l'utiliser pour développer notre horticulture à valeur ajoutée, à progresser vers l'autosuffisance en lait et à développer l'aviculture qui, aujourd'hui, bon an mal an, fait un chiffre d'affaires de 30 milliards et qui fait vivre beaucoup de Sénégalais».
Et selon lui, «la gestion optimale des actifs de l'économie nationale qui est une des essences du plan national d'aménagement du territoire, ce sont les avantages comparatifs des territoires, les valoriser là où c'est avantageux. C'est là où la notion d’avantages comparatifs compétitifs de terroirs, prend toute son importance». Mieux, martèle-t-il, «la fonction de l'aménagement du territoire, c'est de dire cela».

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