Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane s’est investi d’une volonté de rassurer les contribuables sénégalais quant à l’état des finances publiques. Invité hier de l’émission «Grand Jury» sur la Rfm, il est, en effet, revenu sur la situation économique du Sénégal en brossant l’état d’endettement de l’Etat. Le ministre d’affirmer ainsi : «La dette que nous avons trouvée est de 2704 milliards». Ce qui «en soi n’est pas encore alarmant dans la mesure où elle n’est pas encore à 70% de notre Pib. Ce qui la caractérise, cependant, c’est sa forte croissance
et je dois dire qu’en particulier en 2011, elle a augmenté fortement. Il y a eu 25% de hausse de la dette entre 2010 et 2011, c’est 514 milliards d’endettements nets, ajoutés à la nôtre en cours». Inquiet de la «vitesse de reconstitution de la dette» dont une bonne partie avait été annulée en 2006, la ramenant ainsi à peu près à 1000 milliards, le ministre des Finances a révélé, que chaque année ce sont 554 milliards qui sont remboursés par le contribuable. Ce qui, selon lui, a rapporté à nos recettes, fait «un taux de 37%». Taux en deçà des «normes de viabilité de dettes limitées au maximum à 30%», souligne-t-il. Evoquant le budget, Amadou Kane, a confié qu’il «montre 330 milliards de déficits en 2010 et près de 450 milliards en 2011. C’est une progression qui est significative, cela fait plus de 36%. Mais cela découle de certains dérapages de dépenses et ensuite de problèmes de recettes. Si cette tendance s’était poursuivie et si nous examinons la situation en 2012, le déficit qui a atteint ces 450 milliards, cela signifie que c’est 6,7% du Pib», note l’argentier de l’Etat qui précise qu’il a hérité d’une situation qui a conduit «à un déficit de 8,2% du Pib, c’est-à-dire à environ 590 milliards». Parlant de la situation des caisses de l’Etat qualifiées de vides au lendemain de l’arrivée du nouveau régime, M. Kane a déclaré que «la question des finances publiques est complexe». Mais il reconnaît que la situation que le nouveau régime avait «trouvée était extrêmement difficile. Et c’est vrai».
Recadrage sur le prix de l’électricité
Pour ce qui est de la hausse du prix de l’électricité, il estime qu’il est question «d’un accord pour la mise en place d’une baisse graduelle de la subvention». L’Etat, selon lui, a «arrêté un calendrier, pour une réduction graduelle de la subvention». Ce qui va l’amener à des subventions à 90 milliards en 2013, contre 70 milliards en 2014. «Aujourd’hui, un pipeline est en train d’être fait et ce sera prêt dans deux mois. Aujourd’hui, une partie de notre gaz est traitée par la Sococim qui sera, dès l’année prochaine, capable de fournir 35 mégawatts. Les autorités antérieures avaient fait venir en location des barges qui coûtent 6 milliards par mois pour la location et le carburant», a-t-il rappelé en notant que cela oblige l’Etat à libérer dès l’année prochaine, les «150 Mw que nous avons en location. Nous allons au maximum avoir besoin que de 50 à 70 Mw de location. Cela va permettre d’économiser 3 milliards par mois», a annoncé le ministre qui précise dans la même veine la volonté ferme de l’Etat de continuer les chantiers laissés par l’ancien régime.
et je dois dire qu’en particulier en 2011, elle a augmenté fortement. Il y a eu 25% de hausse de la dette entre 2010 et 2011, c’est 514 milliards d’endettements nets, ajoutés à la nôtre en cours». Inquiet de la «vitesse de reconstitution de la dette» dont une bonne partie avait été annulée en 2006, la ramenant ainsi à peu près à 1000 milliards, le ministre des Finances a révélé, que chaque année ce sont 554 milliards qui sont remboursés par le contribuable. Ce qui, selon lui, a rapporté à nos recettes, fait «un taux de 37%». Taux en deçà des «normes de viabilité de dettes limitées au maximum à 30%», souligne-t-il. Evoquant le budget, Amadou Kane, a confié qu’il «montre 330 milliards de déficits en 2010 et près de 450 milliards en 2011. C’est une progression qui est significative, cela fait plus de 36%. Mais cela découle de certains dérapages de dépenses et ensuite de problèmes de recettes. Si cette tendance s’était poursuivie et si nous examinons la situation en 2012, le déficit qui a atteint ces 450 milliards, cela signifie que c’est 6,7% du Pib», note l’argentier de l’Etat qui précise qu’il a hérité d’une situation qui a conduit «à un déficit de 8,2% du Pib, c’est-à-dire à environ 590 milliards». Parlant de la situation des caisses de l’Etat qualifiées de vides au lendemain de l’arrivée du nouveau régime, M. Kane a déclaré que «la question des finances publiques est complexe». Mais il reconnaît que la situation que le nouveau régime avait «trouvée était extrêmement difficile. Et c’est vrai».
Recadrage sur le prix de l’électricité
Pour ce qui est de la hausse du prix de l’électricité, il estime qu’il est question «d’un accord pour la mise en place d’une baisse graduelle de la subvention». L’Etat, selon lui, a «arrêté un calendrier, pour une réduction graduelle de la subvention». Ce qui va l’amener à des subventions à 90 milliards en 2013, contre 70 milliards en 2014. «Aujourd’hui, un pipeline est en train d’être fait et ce sera prêt dans deux mois. Aujourd’hui, une partie de notre gaz est traitée par la Sococim qui sera, dès l’année prochaine, capable de fournir 35 mégawatts. Les autorités antérieures avaient fait venir en location des barges qui coûtent 6 milliards par mois pour la location et le carburant», a-t-il rappelé en notant que cela oblige l’Etat à libérer dès l’année prochaine, les «150 Mw que nous avons en location. Nous allons au maximum avoir besoin que de 50 à 70 Mw de location. Cela va permettre d’économiser 3 milliards par mois», a annoncé le ministre qui précise dans la même veine la volonté ferme de l’Etat de continuer les chantiers laissés par l’ancien régime.

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