ALIOU CISSE, COACH ADJOINT DES OLYMPIQUES : «L’équilibre était fragile entre le positif et le négatif»

Vendredi 27 Juillet 2012

MANCHESTER – Pour son entrée en matière, le Sénégal a tenu en échec la Grande Bretagne (1-1). Ce résultat qui n’est pas mauvais permet de partir du bon pied pour aborder l’Uruguay. Après une analyse de la première sortie, le coach adjoint Aliou Cissé voit l’avenir en rose.


ALIOU CISSE, COACH ADJOINT DES OLYMPIQUES : «L’équilibre était fragile entre le positif et le négatif»
Comment analyser ce match d'«ouverture contre la Grande Bretagne?
On s’attendait à un match difficile. On connaît les qualités de la Grande Bretagne et on sait les joueurs qui constituent cette équipe là. C’est le cas de Ryan Giggs et de Craig Bellamy. Ce sont des joueurs de très haut niveau. Mais on a toujours cru en nous et qu’il y avait une possibilité de prendre quelque chose. On a toujours cru à notre chance. Je pense que le point est mérité et je suis très content pour les garçons. Parce qu’ils ont travaillé depuis de quinze jours. Mais le chemin est encore long.

Dans quel état d’esprit vous avez abordé cette rencontre?
Aujourd’hui, les onze joueurs qui étaient sur le terrain et les remplaçants ont eu un bon état d’esprit. On s’en félicite parce qu’on en avait vraiment besoin dans notre équipe. Il faut beaucoup d’efforts et beaucoup de solidarité. Et les garçons ont répondu présents.

Les Anglais trouvent que les Sénégalais étaient trop agressifs, avec parfois des tacles dangereux?
Je suis surpris que ce soient des Anglais qui parlent de tacles et de combat physique. Ce sont eux qui ont inventé le fighting spirit. Ce ne sont pas les Sénégalais. Je n’ai vu un seul tacle dangereux dans ce match. J’ai plutôt vu des garçons qui ont essayé de gagner des ballons correctement. Sur ce match-là, je n’ai vraiment rien vu de malsain, de vulgaire et d’incorrect. Mais bon, après on peut interpréter les choses comme on veut.

Qu’avez-vous retenu de ce match en terme de contenu, d’état d’esprit et de résultat?
Je dirais le tout. L’état d’esprit a été fantastique. La qualité y était. Parce que contrairement à ce que les gens pensent, on a montré que l’équipe du Sénégal, les équipes africaines, ne sont pas seulement physiques. On est capables d’aligner deux ou trois passes. Et que tactiquement, on est en train de se hisser à ce qui se fait de mieux dans le monde. L’équipe du Sénégal n’est pas que physique. Elle joue aussi bien au football et a aussi des qualités individuelles, elle est technique et tactique.

Comment entrevoyez-vous le match contre l’Uruguay, une équipe physique?
On a regardé la seconde mi-temps de Uruguay-Emirats Arabe-Unis. On connaît l’Uruguay et effectivement c’est une équipe très physique. Nous, pour le moment, on va essayer de récupérer. Le match, c’est dans deux joueurs. On aura le temps de récupérer certains blessés. En tout cas, on sera au rendez-vous contre l’Uruguay. Comme on l’a été ce soir, sinon même faire mieux. Nous sommes confiants et on prendra les matches un par un. On ne se pose pas de questions. Parce que nous ne sommes pas du tout les favoris de ce groupe. Mais ne pas être favoris ne veut pas dire manquer d’ambitions. On en a aussi. On n’a rien à perdre, sinon tout à gagner. On va jouer crânement notre chance.

Qu’est-ce que l’Uruguay que vous avez rencontré en 2002 vous rappelle?
C’est vraiment que la dernière fois que j’ai joué contre l’Uruguay, c’était difficile. On a mené par 3 à 0 et ils ont égalisé à 3-3. Là, ce sont les 23 ans renforcés par d’autres joueurs. J’espère que ça se passera très bien.
Par Youssouph BADJI (Envoyé spécial)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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