Trois ans loin de ses deux épouses. Trois ans loin de ses quatre enfants. Trois ans loin de son site «Dakaractu» et de sa quinzaine d'employés. C'est le prix que Cheikh Yérim Seck devra payer, pour moins de… 20 minutes de plaisirs. En effet, dans son délibéré qui a été rendu, hier, le tribunal a suivi le réquisitoire du parquet, en reconnaissant Cheikh Yérim Seck coupable du délit de viol, avant de le condamner à une peine de prison ferme de 3 ans, et à payer la somme de 3 millions de francs Cfa. Une décision qui a eu l'effet d'un coup de massue sur la quasi-totalité du public présent dans la salle d'audience, où avait lieu le procès, mercredi dernier. Il faut dire que c'était la surprise générale, lorsque le président a fini de lire le délibéré concernant Yérim Seck. «Oh, il est perdu ! C'est trop sévère. On aurait dû au moins le condamner à un an ferme ou tout au plus à deux ans de prison», se lamentaient les uns et les autres. Comme pour dire que l'administrateur du site «Dakaractu» n'a pas été raté par Dame Justice. Il faut dire que le Palais de justice Lat-Dior, qui a refusé du monde hier, a été envahi dès les premières heures de la matinée, comme c’ était d'ailleurs le cas le jour du procès. La seule différence, c’est qu’hier, ni Yérim Seck ni sa victime Aïssata Tall n'ont le déplacement. Seuls leurs parents respectifs et autres proches étaient dans la salle d'audience. Parmi les amis et collaborateurs du journaliste, on peut citer Boubacar Diallo de la Tfm, mais également les actrices du téléfilm «Un café avec», notamment Lissa, Ndèye Diallo et Katy Chimère. Cette dernière, qui s'est empressée de quitter la salle d'audience après la lecture du délibéré, ne s'est pas empêchée de verser des larmes, dans le hall du tribunal. Elle n'était pas la seule, puisque même des anonymes, qui n'ont aucun lien de parenté ou d'affinité avec le mis en cause, ont exprimé leur compassion vis-à-vis du journaliste emprisonné.

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