MBOUR - A l’occasion des funérailles de Pape Babacar Diagne, une des victimes de la bataille de Keur Samba Laobé ou Médinatul Salam, qui a valu au guide des «thiantakounes», Cheikh Béthio Thioune, son placement sous mandat de dépôt pour «meurtre», un de ses frères, Ablaye Diagne apporte des éléments nouveaux sur les circonstances qui ont précédé les meurtres en question. Ablaye Diagne a filmé, avec son téléphone portable, la réunion que la bande à Bara Sow, l’autre victime, a tenue avant leur départ pour le domicile de leur guide où son frère est tombé sous les balles de ces condisciples «thiantakounes».
«Nous allons pour la paix, mais attendons nous au pire», avait déclaré Bara Sow
Il faut dire que cette réunion s’est tenue chez Pape Babacar Diagne en présence de dizaines de «thiantakounes», dans une ambiance de fête. En effet, pour les besoins de la rencontre, les femmes se sont attelées à préparer de copieux repas, pendant que les hommes s’occupaient à lire des «Khassaïdes» ou à deviser. Du reste, cette réunion avait des allures d’adieu pour certains d’entre eux. Aussi, la mort de Pape Babacar Diagne et de Bara Sow n’a pas totalement surpris leurs condisciples qui affirment qu’ils avaient annoncé de manière non voilée qu’ils allaient mourir. «Une fois à Médinatul Salam, il ne faut pas qu’on force le passage. S’ils nous permettent de rentrer dans l’enceinte de la demeure du Cheikh, on se tiendra dans la cour pour dire des ‘Khassaïdes’ en attendant que le Cheikh nous reçoive. S’ils nous refusent l’accès, alors on restera dehors avec le même programme de récitation de ‘Khassaïdes’. Si le Cheikh nous demande de sortir de la maison, il ne faut pas qu’on hésite une seconde à respecter ses ordres. Nous allons pour la paix, mais attendons nous au pire», a en effet déclaré Bara Sow, lors de cette réunion, juste avant le départ du groupe.
Au moment de partir, un des enfants de Pape Diagne s’est mis à pleurer
A voir l’attention et le respect avec lesquels ses condisciples écoutaient Bara Sow sur cette vidéo, on constate aisément que le défunt exerçait une certaine autorité sur eux. «Pape Diagne a proposé que nous fassions bloc pour éviter de nous disperser. Je pense que c’est une bonne idée», avait-il ajouté. Dans la vidéo, on voit qu’au moment de quitter pour rallier le domicile du Cheikh, Pape Babacar est entré dans la maison voisine où se trouvaient sa femme et ses enfants pour leur dire au revoir. «Un de ses enfants s’est alors mis à pleurer, comme s’il sentait le drame. Et c’est le nommé Pape Badji qui l’a consolé tout en taquinant sa femme en lui disant de l’empêcher d’y aller. Mais il a rétorqué que rien ne peut l’en empêcher», narre Ablaye Diagne, frère de la victime et témoin des évènements.
«Nous allons pour la paix, mais attendons nous au pire», avait déclaré Bara Sow
Il faut dire que cette réunion s’est tenue chez Pape Babacar Diagne en présence de dizaines de «thiantakounes», dans une ambiance de fête. En effet, pour les besoins de la rencontre, les femmes se sont attelées à préparer de copieux repas, pendant que les hommes s’occupaient à lire des «Khassaïdes» ou à deviser. Du reste, cette réunion avait des allures d’adieu pour certains d’entre eux. Aussi, la mort de Pape Babacar Diagne et de Bara Sow n’a pas totalement surpris leurs condisciples qui affirment qu’ils avaient annoncé de manière non voilée qu’ils allaient mourir. «Une fois à Médinatul Salam, il ne faut pas qu’on force le passage. S’ils nous permettent de rentrer dans l’enceinte de la demeure du Cheikh, on se tiendra dans la cour pour dire des ‘Khassaïdes’ en attendant que le Cheikh nous reçoive. S’ils nous refusent l’accès, alors on restera dehors avec le même programme de récitation de ‘Khassaïdes’. Si le Cheikh nous demande de sortir de la maison, il ne faut pas qu’on hésite une seconde à respecter ses ordres. Nous allons pour la paix, mais attendons nous au pire», a en effet déclaré Bara Sow, lors de cette réunion, juste avant le départ du groupe.
Au moment de partir, un des enfants de Pape Diagne s’est mis à pleurer
A voir l’attention et le respect avec lesquels ses condisciples écoutaient Bara Sow sur cette vidéo, on constate aisément que le défunt exerçait une certaine autorité sur eux. «Pape Diagne a proposé que nous fassions bloc pour éviter de nous disperser. Je pense que c’est une bonne idée», avait-il ajouté. Dans la vidéo, on voit qu’au moment de quitter pour rallier le domicile du Cheikh, Pape Babacar est entré dans la maison voisine où se trouvaient sa femme et ses enfants pour leur dire au revoir. «Un de ses enfants s’est alors mis à pleurer, comme s’il sentait le drame. Et c’est le nommé Pape Badji qui l’a consolé tout en taquinant sa femme en lui disant de l’empêcher d’y aller. Mais il a rétorqué que rien ne peut l’en empêcher», narre Ablaye Diagne, frère de la victime et témoin des évènements.

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