ACTES CONTRE NATURE, COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES : Tamsir Jupiter Ndiaye risque 2 ans de prison, son amant un an ferme

Jeudi 18 Octobre 2012

Jugés hier, alors que plus d'un attendaient à un renvoi, Tamsir Jupiter Ndiaye et son amant Matar Diop Diagne seront édifiés sur leur sort le 24 octobre prochain. Inculpés pour acte contre-nature, le journaliste chroniqueur risque 2 ans de prison, tandis que son co-prévenu encourt un an ferme.


ACTES CONTRE NATURE, COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES : Tamsir Jupiter Ndiaye risque 2 ans de prison, son amant un an ferme
Inscrite au rôle de l’audience du tribunal des flagrants délits de Dakar, l’affaire d’acte contre-nature, de coups et blessures volontaires et détention d’une arme blanche sans autorisation administrative, dont sont poursuivis Tamsir Jupiter Ndiaye (42 ans) et Matar Diop Diagne, a été jugée hier. Un
procès, riche en confessions, qui connaîtra son épilogue le 24 octobre prochain, date du délibéré. A la barre où ils ont été entendus sur le fond, les deux prévenus ont reconnu, sans ambages, avoir eu des relations sexuelles. Entendu en premier lieu, Matar Diop Diagne, né en 1985 et se disant
commerçant, a affirmé avoir rencontré le journaliste chroniqueur, pour la première fois, au Rond Point de Sandaga. Selon lui, c’est là où ce dernier l’a abordé. Et après avoir échangé quelques propos avec T. J. Ndiaye, il dit avoir été invité par son interlocuteur à le rejoindre à la plage pour avoir des relations sexuelles. Invitation qu’il soutient avoir déclinée pour ensuite accepter une rencontre dans son bureau situé aux environs du Grand Théâtre.

Le film déroulé par les deux «partenaires»
Contrairement aux dires de M. D. Diagne, le journaliste chroniqueur dit n’avoir pas le temps de se pavaner à certaines heures, du fait de son emploi du temps très chargé. A l’en croire, c’est à son bureau où il se trouvait qu’il a reçu un appel de Matar D. Diagne. Au cours de leur échange téléphonique amical, il indique avoir entendu son interlocuteur lui manifester son désir de le rencontrer. «Nous nous sommes alors rencontrés dans mon bureau. En un moment donné, nos discussions étaient intenses et puis, comme j’étais en état d’ébriété, j’ignore comment est-ce que
nous nous sommes retrouvés nus», a déclaré T. J. Ndiaye qui dit ignorer comment est-ce que son co-prévenu a pu avoir son numéro.
Si dans le procès verbal d’enquête, il est dit que des objets (des préservatifs et un lubrifiant), enfonçant le journaliste chroniqueur, ont été mis sous scellés, ce dernier les a reconnus à la barre. «Naturellement j’en garde. Je voyage souvent hors du Sénégal et je ne manque pas de préservatifs. Pour la pommade je l’utilise pour ma tête», avoue-t-il. Il a cependant refusé de répondre à la question de savoir s’il a mis du lubrifiant sur l’orifice anal de son partenaire pour le pénétrer, expliquant son refus par «je ne veux pas répondre. C’est pour des convenances personnelles». Et comme un jeu de yoyo, entre lui et son amant, Matar D. Diagne a lui reconnu avoir reçu le lubrifiant. «Il m’a enduit une pommade avant de monter sur moi. Il devait me remettre 100 000 francs Cfa en contrepartie. Mais, après avoir assouvi son désir, il a voulu me donner 5.000 francs Cfa. Ce qu’il dit avoir refusé. C’est devant son refus, dit-il, que T. J. Ndiaye est devenu menaçant et a dégainé un couteau avec lequel il l’a poignardé au flanc gauche. «J’ai été secouru par un agent. Et il est retourné à son bureau», a-t-il.

Matar : «Il m’a enduit une pommade par derrière avant de monter sur moi»
Revenant à la charge, le journaliste chroniqueur, sur un ton plaisantin de rétorquer : «au moment où je vous parle, je n’ai pas encore de mouton de Tabaski chez moi, je ne vois donc pas comment lui promettre 100.000 francs Cfa». Et de poursuivre : «Lorsque je lui ai demandé de sortir, il a refusé. Je lui ai dit que ce qu’il fait, c’est du chantage. C'est par la suite qu'on s’est bagarré, j’ai pris un couteau pour juste l’apeurer et il s’est blessé accidentellement avec». Revenant sur une partie du film des faits, il a précisé qu’il était en train de consulter des sites, lorsque que son «partenaire»est arrivé . A la question de savoir s’ils se sont embrassés, Tamsir Jupiter Ndiaye a dit que non, mais précise : «Je ne sais pas comment est-ce que nous nous sommes retrouvés nus. Mais, je n’ai pas de penchants homosexuels».

Tamsir Jupiter : «Je ne suis pas homosexuel»
Non sans avouer avoir pris place sur le matelas étalé à même le sol. Et bien qu’étant en état d’ébriété, il reconnaît avoir porté un préservatif. «Je n’avais jamais dit que je fréquentais les hommes et que c’est grâce à mon mariage que j’ai arrêté de le faire. Lorsque j’ai lu quelque part cela, j’étais partagé entre le rire et l’émoi. Je jure que je n’ai jamais tenu ces propos», s’insurge le journaliste. Réagissant à la question du parquet qui lui demandait s’il était homosexuel ? Tamsir J. Ndiaye a répondu : «Je ne suis pas homosexuel. C’était une situation spontanée, mais je ne le suis pas». Matar D. Ndiaye, lui, a bien revendiqué son homosexualité. «Il n’est pas mon premier partenaire», avoue-t-il, avant d’ajouter : «C’est à bas âge que j’ai été entraîné dans cet univers par un ami de mon grand-frère. J’avais arrêté cependant. Je ne suis pas efféminé».

Matar Diagne réclame 200 000 francs pour ses blessures
Partie civile dans cette affaire, M. D. Diagne qui a été victime de Coups et blessures volontaires (Cbv) ayant entraîné une Incapacité temporaire de travail (Itt) de 10 jours, a réclamé 200 000 francs Cfa pour son dédommagement. Le parquet, qui est convaincu de la culpabilité des deux prévenus, a requis 2 ans ferme contre Tamsir Jupiter Ndiaye, poursuivi pour cumul d’infractions, contre un an d’emprisonnement au jeune
Matar Diop Diagne. Assurant la défense du chroniqueur de «Nouvel Horizon», Me Khassimou Touré a, dans sa plaidoirie, relevé la nécessité de la présence de trois éléments pour que le délit d’acte contre nature soit établi. Pour lui, dès lors que les mis en cause n’ont pas été pris la main dans le sac et que les objets mis sous scellés (préservatif, lubrifiant, etc.) ne soient pas réprimés par la loi, rien ne permet au tribunal d'entrer en voie de condamnation. Encore que les faits n'ont pas été commis dans un lieu public, ni au coin d'une rue, mais dans un endroit privé. Fort de ces arguments, Me Touré a plaidé la bienveillance de la loi, au cas où il retiendrait la culpabilité de son client. Matar D. Diagne, qui n'avait pas d'avocat, a juste sollicité une peine légère. Le tribunal ayant fixé son délibéré pour le mercredi prochain, Tamsir Jupiter n'a pas manqué de faire un signe d'au- revoir à ses souteneurs, en leur envoyant des bises avec le gestuel.
Youssoupha MINE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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