Attrait à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour escroquerie, Mathias Karimou a aujourd’hui mille raisons de prier pour que le tribunal lui accorde la clémence. Jeune étudiant d’origine tchadienne, il était venu suivre ses études à Dakar. Mais il faut dire qu'avec les accusations qui pèsent sur lui, ses études risquent de prendre un sacré coup. Il est, en effet, pointé du doigt par un boutiquier qui l’accuse d’avoir floué son jeune neveu de 11 ans, en lui soutirant par des manoeuvres frauduleuses, plus de 1,8 million de francs Cfa. Selon la partie civile, le prévenu attendait que l’enfant soit seul au comptoir, pour venir lui soutirer des sommes qui varient entre 10. 000, 20.000 ou 30.000 francs. Ce qui fait que le propriétaire de la boutique a fini par voir ses activités commerciales périclitées, en moins d’un an. Le jeune boutiquier qui a été entendu à la barre a confirmé les déclarations de son oncle, non sans préciser que depuis près de 6 mois, à chaque fois Mathias venait le voir pour lui réclamer de l’argent ou des marchandises. «Il me demandait de l’argent en me promettant de me payer des chaussures et même certains objets, comme un téléphone et un Mp3. Il m’ordonnait aussi de ne rien écrire dans le registre des clients qui avaient pris des marchandises à crédit, parce qu’il avait tout enregistré dans son cahier avant de venir», a dit l'enfant. Une version contestée par le prévenu qui soutient par contre n’avoir jamais profité des faveurs du jeune boutiquier. Etudiant, non boursier vivant avec ses compatriotes, il a reconnu qu’il lui arrivait d’emprunter de l’argent à la boutique, lorsqu'il était fauché. Mais il a tenu à préciser qu’il n’hésitait jamais à passer à la caisse, à chaque fois que ses parents lui envoyaient de l’argent. Pour lui, contrairement au montant dont on l’accuse d’avoir escroqué à l’enfant, il ne doit à la boutique que 150.000 francs. La partie civile qui voulait asseoir la culpabilité du mis en cause a même apporté un sac contenant des chaussures, un téléphone portable et ses accessoires acquis par le prévenu et offert au jeune boutiquier juste pour l’amadouer et continuer à profiter de sa naïveté. Relevant aussi le fait que M. Karimou avait même fait croire au jeune boutiquier qu’il allait l’amener au Tchad, elle a ainsi
réclamé 2 millions de francs pour toutes causes de préjudices confondues. Le parquet a requis l’application de la loi pénale. La défense, pour sa part, a fait état de zones d’ombre dans cette affaire, avant de solliciter la relaxe au bénéfice du doute ou, au pire des cas, une application extrêmement bienveillante de la loi pénale. Le délibéré sera connu le 5 septembre prochain.
réclamé 2 millions de francs pour toutes causes de préjudices confondues. Le parquet a requis l’application de la loi pénale. La défense, pour sa part, a fait état de zones d’ombre dans cette affaire, avant de solliciter la relaxe au bénéfice du doute ou, au pire des cas, une application extrêmement bienveillante de la loi pénale. Le délibéré sera connu le 5 septembre prochain.

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