ZIGUINCHOR - La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a fustigé les agissements néfastes du ministre du Travail qui tente, selon elle, de piétiner sa victoire. Séjournant à Ziguinchor, hier, le Secrétaire général national adjoint de la Cnts chargé de l’administration a, en effet, dénoncé «les manipulations de la tutelle». «C’est un constat alarmant que nous avons fait des élections syndicales et de la manière dont le ministre exploite les résultats qui en sont issus. C’est une attitude qui n’est pas acceptable que le ministre adopte. La Cnts a gagné largement, pour ne pas dire de manière écrasante, ces élections de représentativité syndicale. Mais, on constate qu’au lieu d’augmenter nos représentants, le ministre diminue nos représentants au niveau de l’Ipress et de la Caisse de sécurité sociale. Egalement, il ne donne pas un sens à ces élections-là puisque si le souci du gouvernement et des employeurs, c’était d’avoir un cadre de négociations constructif, on se rend compte en fait qu’on reprend les mêmes et on recommence», a regretté Ndiouga Wade. D’après le syndicaliste de la Cnts, «le Sénégal ne peut pas continuer à négocier avec 20 centrales syndicales. Ce n’est pas possible. Donc, il faut que le ministre du Travail reconnaisse les résultats des élections passées et permette également aux syndicats les plus représentatifs d’être les interlocuteurs du gouvernement et des employeurs. Nous attendons que la Cnts soit reconnue comme la principale centrale du pays, et que cette victoire puisse avoir un effet au niveau de la représentation à l’Ipress, à la Caisse de sécurité sociale et ailleurs». Les responsables de la Cnts sont désormais sur le pied de guerre et ils entendent «combattre la volonté du ministre de remettre en cause les résultats des élections». Mais en attendant, les camarades de
Mody Guiro pensent que «le ministre reviendra sur cette décision d’élargir comme il le veut le nombre de représentants des syndicats au niveau des Conseils d’administration. Parce que, souligne M. Wade, il y avait 4 syndicats représentés, maintenant le ministre a porté le nombre à 5. Sauf qu’aucune loi, qu’aucun règlement, ne lui permettent de choisir le nombre de représentants au niveau des institutions». Ndiouga Wade a tenu ces propos en marge de la cérémonie d’installation, à Ziguinchor, ce jeudi, des Comités régionaux de jeunes et de femmes travailleurs qui ont porté à leur tête, respectivement, Amy Diémé et Yancoba Badji.
Mody Guiro pensent que «le ministre reviendra sur cette décision d’élargir comme il le veut le nombre de représentants des syndicats au niveau des Conseils d’administration. Parce que, souligne M. Wade, il y avait 4 syndicats représentés, maintenant le ministre a porté le nombre à 5. Sauf qu’aucune loi, qu’aucun règlement, ne lui permettent de choisir le nombre de représentants au niveau des institutions». Ndiouga Wade a tenu ces propos en marge de la cérémonie d’installation, à Ziguinchor, ce jeudi, des Comités régionaux de jeunes et de femmes travailleurs qui ont porté à leur tête, respectivement, Amy Diémé et Yancoba Badji.

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