ABUS DE CONFIANCE : Nma Sanders, frabiquant des pâtes Pastami, attrait à la barre deux agents commerciaux

Samedi 18 Février 2012

Poursuivis pour abus de confiance, Abdoulaye Séne et la dame Mame Dioma Diop, ont été condamnés hier, respectivement, à 3 mois et à un mois ferme. Agents commerciaux assurant la distribution des pâtes Pastami fabriqués par la Nma Sanders, ils sont accusés de ne pas avoir reversé les fruits de vente de leurs produits. Une affaire qui était passée inaperçue jusqu'à la période du Magal, où la société avait arrêté la distribution. C'est donc dans ces circonstances que les responsables s'étaient rendu compte du gap qu'il y'avait dans le recouvrement des recettes. Ayant par la suite identifié les vendeurs et autres agents commerciaux qui avaient pris des produits, ils se sont aperçu que parmi ces derniers figuraient en bonne place, le sieur Abdoulaye Séne et la dame Mame Dioma Diop. L'affaire ayant attérit devant la justice, les deux mis en cause se sont justifies, hier, même s'ils n'ont pas été très convainquants. Ils ont en effet voulu faire croire au tribunal qu'une bonne partie de l'argent se trouvait entre les mains des mauvais payeurs. Si la dame, à qui la Nma Sanders réclame 2,2 millions, a expliqué à la barre qu'elle a perdu une somme de 400.000 francs au Magal de Touba, il faut dire qu'elle ne s'est pas trop épanchée sur le reste de l'argent. Pour sa part, Abdoulaye Séne, à qui la partie civile réclame plus de 5 millions de francs Cfa, n'a donné aucune explication plausible, sur l'usage qu'il a fait de l'argent représentant les fruits de vente des produits, qu'il avait pris auprés de la Nma Sanders. «Je ne sais pas, où est passé l'argent», a dit le sieur Abdoulaye Séne à la barre. Le parquet ayant requis l'appliquation de la loi, la défense a sollicité la bienveillance de la loi, notamment une peine d'avertissement pour ses clients. Finalement ces derniers ont été condamnés à des peines ferme.
Ndèye Anna NDIAYE

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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