Jeudi 23 Mai 2013
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ABSENCE D’AMENAGEMENT, INSALUBRITE, CORRUPTION : Ces maux qui caractérisent le bac de Farafégné

Jeudi 25 Octobre 2012

Etant l’un des fleurons de l’Economie gambienne, le bac de Farafégné fait rentrer beaucoup d’argent dans le trésor public du pays de Yahya Jammeh, en période de fête. En cette veille de Tabaski, des centaines de personnes- dont la plupart des Sénégalais- versent quotidiennement chacun une somme de 300 francs pour le billet de la traversée. Une tarification que les Gambiens de payer même pour le mouton. A cela s’ajoutent des centaines de véhicules (bus, minibus, cars, motos), stationnés sur les rives du fleuve et qui doivent payer pour la traversée entre 500 francs et 3000 francs. Malgré cette manne financière que les passagers versent en plus des produits et aliments qu’ils achètent, cette zone ne bénéficie paradoxalement d’aucun aménagement pour soulager les passagers, qui contribuent de grès ou de force à la bonne marche de l'Economie gambienne. Il n’y a que des tentes où des centaines de commerçants stockent leurs marchandises. Le temps du marchandage est la seule occasion pour se mettre à l’abri des rayons du soleil. Pas de hangars où les voyageurs pourraient se réfugier des rayons solaires qui tapent fort. Et pourtant, la restauration marche bien, car les voyageurs peuvent y passer plus de 24 heures. Mais, il n'y existe pas d’espaces aménagés pour la restauration. Le pire dans tout cela, c’est qu’il n’y a même pas de toilettes au niveau du bac. Les voyageurs font leurs besoins sous les mangroves touffues, dans la précipitation pour éviter les regards. Une situation qui ne donne même pas envie à certains de se restaurer quel que soit le temps qu’on peut y passer. Certains préfèrent passer par étapes pour contourner les lenteurs des trois bacs aux conséquences multiples. Et c’est pour éviter de perdre à la fois du temps et de l’argent. Ce manque d’aménagement crée une insalubrité énorme avec l’odeur nauséabonde des urines. Pour bon nombre de passagers, la Gambie aurait dû faire des toilettes payantes qui, non seulement, vont générer des revenus mais aussi possible de préserver l’environnement. Autre facette de cette traversée, les dessous de table et les passe-droits des agents gambiens qui font deal avec les chauffeurs pour faciliter le passage. En effet, il est fréquent de voir un chauffeur
contourner le rang au vu et su de l’agent de sécurité qui fait semblant de ne rien voir. Cette situation provoque l’énervement de certains.
C’est le cas de Pape Sène, un chauffeur de car, qui est d’avis que c’est cette situation crée souvent des disputes, au niveau du bac. «Tout chauffeur qui ne respecte pas le rang, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, sachez qu’il a donné quelques francs Cfa à l’agent qui de son côté le laisse passer», a-t-il soutenu. Donc malgré la rigueur, les tracasseries dont les chauffeurs se plaignent de la part des agents de sécurité gambiens, la corruption a belle et bien une place dans la fluidité de la circulation comme cela se fait dans bon nombre de pays africains. Ainsi, en attendant l’éternel projet de reconstruction du pont, le calvaire va continuer à chaque grande fête.
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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