Etant l’un des fleurons de l’Economie gambienne, le bac de Farafégné fait rentrer beaucoup d’argent dans le trésor public du pays de Yahya Jammeh, en période de fête. En cette veille de Tabaski, des centaines de personnes- dont la plupart des Sénégalais- versent quotidiennement chacun une somme de 300 francs pour le billet de la traversée. Une tarification que les Gambiens de payer même pour le mouton. A cela s’ajoutent des centaines de véhicules (bus, minibus, cars, motos), stationnés sur les rives du fleuve et qui doivent payer pour la traversée entre 500 francs et 3000 francs. Malgré cette manne financière que les passagers versent en plus des produits et aliments qu’ils achètent, cette zone ne bénéficie paradoxalement d’aucun aménagement pour soulager les passagers, qui contribuent de grès ou de force à la bonne marche de l'Economie gambienne. Il n’y a que des tentes où des centaines de commerçants stockent leurs marchandises. Le temps du marchandage est la seule occasion pour se mettre à l’abri des rayons du soleil. Pas de hangars où les voyageurs pourraient se réfugier des rayons solaires qui tapent fort. Et pourtant, la restauration marche bien, car les voyageurs peuvent y passer plus de 24 heures. Mais, il n'y existe pas d’espaces aménagés pour la restauration. Le pire dans tout cela, c’est qu’il n’y a même pas de toilettes au niveau du bac. Les voyageurs font leurs besoins sous les mangroves touffues, dans la précipitation pour éviter les regards. Une situation qui ne donne même pas envie à certains de se restaurer quel que soit le temps qu’on peut y passer. Certains préfèrent passer par étapes pour contourner les lenteurs des trois bacs aux conséquences multiples. Et c’est pour éviter de perdre à la fois du temps et de l’argent. Ce manque d’aménagement crée une insalubrité énorme avec l’odeur nauséabonde des urines. Pour bon nombre de passagers, la Gambie aurait dû faire des toilettes payantes qui, non seulement, vont générer des revenus mais aussi possible de préserver l’environnement. Autre facette de cette traversée, les dessous de table et les passe-droits des agents gambiens qui font deal avec les chauffeurs pour faciliter le passage. En effet, il est fréquent de voir un chauffeur
contourner le rang au vu et su de l’agent de sécurité qui fait semblant de ne rien voir. Cette situation provoque l’énervement de certains.
C’est le cas de Pape Sène, un chauffeur de car, qui est d’avis que c’est cette situation crée souvent des disputes, au niveau du bac. «Tout chauffeur qui ne respecte pas le rang, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, sachez qu’il a donné quelques francs Cfa à l’agent qui de son côté le laisse passer», a-t-il soutenu. Donc malgré la rigueur, les tracasseries dont les chauffeurs se plaignent de la part des agents de sécurité gambiens, la corruption a belle et bien une place dans la fluidité de la circulation comme cela se fait dans bon nombre de pays africains. Ainsi, en attendant l’éternel projet de reconstruction du pont, le calvaire va continuer à chaque grande fête.
contourner le rang au vu et su de l’agent de sécurité qui fait semblant de ne rien voir. Cette situation provoque l’énervement de certains.
C’est le cas de Pape Sène, un chauffeur de car, qui est d’avis que c’est cette situation crée souvent des disputes, au niveau du bac. «Tout chauffeur qui ne respecte pas le rang, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, sachez qu’il a donné quelques francs Cfa à l’agent qui de son côté le laisse passer», a-t-il soutenu. Donc malgré la rigueur, les tracasseries dont les chauffeurs se plaignent de la part des agents de sécurité gambiens, la corruption a belle et bien une place dans la fluidité de la circulation comme cela se fait dans bon nombre de pays africains. Ainsi, en attendant l’éternel projet de reconstruction du pont, le calvaire va continuer à chaque grande fête.

ACCUEIL






