Les eaux qui stagnent sur les sites de Sangalkam et Bambilor, faisant craindre des inondations Abdoulaye Ndiaye, un chef de village dans la localité, ne fait pas partie de ceux qu'elles surprennent. «Les premiers habitants venaient de Rufisque et Bargny. Ces terres étaient agricoles. Depuis que nos parents s'y sont installés, tout le village ne vivait que d'agriculture et d'élevage. L'espace sur lequel les gens construisent, aujourd'hui, c'étaient des lacs, des marigots et des Niayes avant la sécheresse», retrace t-il ainsi l'histoire de la zone. Selon lui, «c'est après la sécheresse que les habitants ont commencé à s'adonner à des métiers pour gagner de quoi vivre. La zone était tellement propice à l'agriculture qu'on y récoltait toutes les variétés, même celles qu'on ne retrouvait habituellement qu'en Casamance. On y cultivait toutes les saisons». C'est pourquoi il dit avec un pincement de coeur : «Quand je traverse la localité aujourd'hui et que je vois les maisons pousser comme des champignons, je frémis. Je me dis si ces gens-là avaient une idée de ce qu'était le site, sur lequel ils veulent investir leurs millions, avant la sécheresse et ce qu'il risque de devenir lorsque les pluies abondantes reviendront, ils y réfléchiraient à deux fois avant de le faire».
Ne doutant pas un seul instant que les eaux finiront pas reprendre cette zone, il soutient, sans ambages, : «Cette zone n'est propice qu'à l'agriculture et au maraîchage et non à l'habitation». Mieux, indique- t-il, «en 1977, à côté du Lac rose, j'allais avec mes frères pêcher. Un jour, je m'étais même noyé. Cet espace est aujourd'hui occupé par des maisons». Prévenant tous ceux qui ruent vers cette zone, le chef de village de Mbey de marteler : «Si les eaux d'avant sécheresse reviennent, ceux qui occupent ces sites souffriront. Cette zone n'est constituée que de lacs qui dorment et de 7 Niayes qui, avec des fortes pluies, provoqueront des difficultés à ceux qui s'y trouvent».
Ne doutant pas un seul instant que les eaux finiront pas reprendre cette zone, il soutient, sans ambages, : «Cette zone n'est propice qu'à l'agriculture et au maraîchage et non à l'habitation». Mieux, indique- t-il, «en 1977, à côté du Lac rose, j'allais avec mes frères pêcher. Un jour, je m'étais même noyé. Cet espace est aujourd'hui occupé par des maisons». Prévenant tous ceux qui ruent vers cette zone, le chef de village de Mbey de marteler : «Si les eaux d'avant sécheresse reviennent, ceux qui occupent ces sites souffriront. Cette zone n'est constituée que de lacs qui dorment et de 7 Niayes qui, avec des fortes pluies, provoqueront des difficultés à ceux qui s'y trouvent».

ACCUEIL






