Le débat installé par le transfèrement de Cheikh Béthio Thioune n’est pas encore prêt de s’estomper. A la suite des avocats défenseurs du guide des «thiantacounes» qui avaient dénoncé l’illégalité du transfèrement de leur client de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès à celle de Rebeuss, c'est au tour d'un régisseur de prison à la retraite d'accréditer ladite thèse. Hôte de la Rédaction « Le Populaire» pour, dit-il, apporter sa modeste contribution sur cette question qui divise, aujourd’hui, le camp de Cheikh Béthio à celui du ministère de la Justice, Abdoulaye Faye, a affirmé que «ce transfèrement est manifestement illégal». Pour lui, «Cheikh Béthio Thioune étant un détenu provisoire donc, en état de détention préventive, les motifs évoqués par la tutelle pour légitimer son transfèrement ne sont pas fondés». «Les condamnés à l’emprisonnement correctionnel sont tantôt maintenus dans la Maison d’arrêt où ils étaient en prévention ou envoyés dans une autre Mac, tantôt dans un camp pénal. Seuls les condamnés à des peines criminelles sont envoyés dans un Camp pénal pour l’exécution d’une longue peine». «Mais, souligne M. Faye, de ce qui précède, en aucun cas, les inculpés, prévenus et accusés, ne sauraient évidemment être écroués dans un autre lieu que celui indiqué ci-dessus sans l’accord du magistrat saisi du dossier. A moins qu’ils ne fassent l’objet de poursuites simultanées».
Abdoulaye Faye de dire que, «les raisons évoquées auraient été valables si le Cheikh était condamné. Car, en ce qui concerne les condamnés, ils peuvent être maintenus dans un établissement qui ne constitue pas leur destination pénale normale. Soit parce que leur présence est nécessaire pour les besoins d’une information judiciaire. Soit parce qu’ils sont, prochainement, libérables. Il appartient ainsi à l’administration
pénitentiaire d’admettre certaines dérogations supplémentaires pour tenir compte des différences qui existent entre les prisons pour peine, du point de vue de leur sûreté, de l’effectif de leurs personnels et du nombre des places qui y sont disponibles pour initier un transfèrement administratif». Parlant de transfèrement, l’ancien régisseur d’expliquer qu’«il en existe deux types : le transfèrement judiciaire et le transfèrement administratif», avant de préciser : «Bien que le Directeur de l’administration pénitentiaire est un magistrat, il ne peut se substituer à l’autorité judiciaire qui tient de la loi même, le pouvoir de la diligence de transfèrement judiciaire». C’est dire, selon lui, que «le transfèrement judiciaire incombe à l’autorité judiciaire. Alors que le transfèrement administratif n’est prévu que pour désencombrer certains établissements pénitentiaires en utilisant les places qui seraient disponibles dans d’autres ou pour envoyer dans d’autres lieux plus sûrs, les individus jugés dangereux». Ce qui lui fait donc dire que, du point de vue des normes, «le transfèrement de Cheikh Béthio Thioune est manifestement illégal».
Ayant fait 38 ans de service actif, après avoir pris sa retraite en tant que régisseur de prison à la Mac de Nioro, cet ancien greffier en chef du camp pénal de Liberté 6, adjoint au régisseur de Thiès, de Kaolack et de Kolda, a affirmé que «le transfèrement de Béthio a été simplement maquillé en transfèrement administratif», pour lui trouver une base logique.
Abdoulaye Faye de dire que, «les raisons évoquées auraient été valables si le Cheikh était condamné. Car, en ce qui concerne les condamnés, ils peuvent être maintenus dans un établissement qui ne constitue pas leur destination pénale normale. Soit parce que leur présence est nécessaire pour les besoins d’une information judiciaire. Soit parce qu’ils sont, prochainement, libérables. Il appartient ainsi à l’administration
pénitentiaire d’admettre certaines dérogations supplémentaires pour tenir compte des différences qui existent entre les prisons pour peine, du point de vue de leur sûreté, de l’effectif de leurs personnels et du nombre des places qui y sont disponibles pour initier un transfèrement administratif». Parlant de transfèrement, l’ancien régisseur d’expliquer qu’«il en existe deux types : le transfèrement judiciaire et le transfèrement administratif», avant de préciser : «Bien que le Directeur de l’administration pénitentiaire est un magistrat, il ne peut se substituer à l’autorité judiciaire qui tient de la loi même, le pouvoir de la diligence de transfèrement judiciaire». C’est dire, selon lui, que «le transfèrement judiciaire incombe à l’autorité judiciaire. Alors que le transfèrement administratif n’est prévu que pour désencombrer certains établissements pénitentiaires en utilisant les places qui seraient disponibles dans d’autres ou pour envoyer dans d’autres lieux plus sûrs, les individus jugés dangereux». Ce qui lui fait donc dire que, du point de vue des normes, «le transfèrement de Cheikh Béthio Thioune est manifestement illégal».
Ayant fait 38 ans de service actif, après avoir pris sa retraite en tant que régisseur de prison à la Mac de Nioro, cet ancien greffier en chef du camp pénal de Liberté 6, adjoint au régisseur de Thiès, de Kaolack et de Kolda, a affirmé que «le transfèrement de Béthio a été simplement maquillé en transfèrement administratif», pour lui trouver une base logique.

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