Mercredi 19 Juin 2013
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ABDOUL MBAYE SUR LE CHANGEMENT D'ORIENTATION DU REGIME : «La priorité n’est plus aux grands travaux qui ne profitent qu’aux grandes villes et aux entreprises...»

Jeudi 13 Décembre 2012

La résolution des défis socio-économiques du Sénégal passe nécessairement par l’Entreprise. C’est ce qu’a compris le gouvernement du Sénégal qui, à l’occasion de la 10ème édition des Assises de l’entreprise, a réitéré son désir de nouer avec le monde de l’Entreprise, un partenariat pour une économie solidaire. «L’Etat a besoin de s’unir aux entreprises. Cette union sera indispensable dans le domaine de l’amélioration de la productivité du travail», affirme Abdoul Mbaye présidant, hier, la cérémonie d’ouverture des Assises de l’entreprise. Aussi, précise-t-il, «l’Etat et l’entreprise sont comme les deux jambes d’un même corps qui marchent dans la direction de l’intérêt général, porté par le partenariat, pour la construction d’une économie solidaire». À cet effet, il propose que «ces Assises soient le prétexte d’un pacte fondateur dans les relations entre l’Etat et le monde de l’entreprise». Mais pour cela, fait-il savoir, certaines ruptures doivent être introduites dans les relations entre l’Etat et le secteur privé. «Le partenariat souvent vanté, et qui existe, mérite d’être raffermi par endroits, afin de tirer le meilleur profit de ce formidable atout que représente la stabilité politique prouvée par cette seconde alternance», dit-il. Dès lors, le gouvernement et le secteur privé doivent «sortir du jeu de rôle figé par l’héritage historique et par les habitudes, pour s’inscrire dans une relation guidée par le pragmatisme et par une conception partagée de l’intérêt général».

Les vérités de Abdoul Mbaye au secteur privé
Toutefois, le premier ministre, devant le patronat, rassure : «l’Etat n’entend pas sous-traiter à l’entreprise la mission de développer le Sénégal». Ce que l’autorité veut, à l’en croire, c’est de travailler main dans la main pour résoudre les problèmes du peuple sénégalais. Dans ce cas, indique-t-il, l’Etat est disposé et même pressé de fonder, avec le monde de l’entreprise, un partenariat pour une économie solidaire, dans laquelle les entreprises nationales privilégieront la sous-traitance à d’autres entreprises nationales plutôt que de se tourner vers l’étranger.
Ce qui suppose, d’après le chef du gouvernement, de disposer d’un tissu industriel solide, capable de produire des articles compétitifs, d’imposer «un made in Sénégal». Par ailleurs, informe le premier ministre, sur instruction du président de la République, l’Etat privilégiera désormais l’équité et la solidarité dans la répartition spatiale des investissements en infrastructures. «Le combat pour la transparence ne cessera donc pas», précise t-il tout en rassurant : «Il sera toujours mené dans des conditions de parfaite objectivité». Aussi, recommande-t-il : «Nous devons cesser de penser le développement sous le prisme de la seule région de Dakar». En d’autres termes, explique-t-il, «la priorité n’est plus aux grands travaux dont ne profitent que quelques grandes villes ainsi que les entreprises qui les exécutent». Mais, il assurera que les actes de prévarication des ressources publiques seront combattus et punis. Car, soutient le premier ministre, «le gain à court terme, très illusoire au demeurant, que procure l’injection dans le circuit économique de capitaux acquis de manière illicite, n’est rien en comparaison des dommages à long terme que subit une économie lorsqu’elle est irriguée par l’argent sale».
Mously NDIAYE & Youssouf SANE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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