ABDOU AZIZ SY PRONE LA FIN DES TENSIONS POLITIQUES : «La cloche de l’apaisement a sonné»
TIVAOUANE - Dialogue et paix ont été les maitres-mots du discours du Khalife général des tidianes, Serigne Mansour Sy, Borom Daaraji, prononcé à l’occasion de la cérémonie officielle de la 110ème édition du Gamou de Tivaouane par son porte-parole, Abdoul Aziz Al Amine. Parce que, dit-il, «le monde d’aujourd’hui traverse une crise économique devant laquelle les experts ont affirmé leur désarroi ; une crise morale devant laquelle les éducateurs sont désarçonnés ; une crise politique devant laquelle les politologues sont désemparés. Ces différentes formes de crise n’ont point épargné l’Afrique qui, à coup sûr, en est la plus meurtrie». Le Sénégal non plus n’a pas été épargné avec une tension préélectorale qui a provoqué des morts suite à la validation de la candidature du président Wade. Outré par la situation politique, Junior annonce que «la cloche de l’apaisement a sonné». Selon lui, les religieux doivent avoir leur mot à dire, surtout quand on en arrive à décompter des morts.
«L’élection n’est pas un rendez-vous entre belligérants qui se font la guerre. Le Sénégal n’est pas non plus un champ de bataille et un théâtre d’achoppements acerbes pour l’accès au pouvoir», martèle-t-il. Soulignant que la brutalité, la discrimination et l’égoïsme ne sont pas des fruits de nos valeurs traditionnelles, Abdoul Aziz Sy Jr précise que «l’élection présidentielle est une épreuve à la sortie de laquelle, le Sénégal donnera ou non les preuves de sa maturité démocratique». Dans la même logique, il invite la classe politique à éviter de cultiver la violence. Parce que rappelle-t-il, «le Tout Puissant dit : Ne vous entre- déchirez pas afin d’éviter votre échec et de perdre votre valeur». Abdou Aziz Sy Junior, a aussi une pensée pieuse aux victimes des manifestations. Quant à Me Ousmane Ngom, ministre de l'Intérieur qui conduisait la délégation gouvernementale composée d’une dizaine de ministres, de parlementaires et de représentants diplomatiques, il indique que le Sénégal ne peut se développer «sans citoyens modèles». La situation en Casamance a aussi occupé une place dans son discours. Selon, lui le peuple sénégalais est «un et indivisible», parce que partageant la même culture. De son avis, «notre seule priorité devait être la lutte la pauvreté, la maladie et l’ignorance ( ), pour relever les défis du monde contemporain» et non le verbiage et la violence».
De nos envoyés spéciaux à Tivaouane Aliou Diouf, Mamadou L.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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