A DIATAR DANS LE PODOR : Un conflit lié à une affaire de caste fait 7 blessés, dont 3 graves

Lundi 27 Août 2012

Un conflit lié à une affaire de caste a fait 7 blessés, samedi, dans le village de Diatar, situé à 1 km de Podor. Selon une source proche de l’affaire, parmi les blessés admis à l’hôpital de Ndioum, trois sont dans un état grave, dont une femme en état de grossesse de 8 mois.
Tout est parti d’une affaire d’une communauté d’environ 80 carrés, sur un millier de personnes auto-proclamées «Céeddo» et qui ont voulu se baptiser sous la bannière d’une réunion familiale, dans un cadre privé et dans un lieu privé. Cette communauté ne reconnaît pas l’autorité du chef de village élu qui a été installé par l’autorité administrative compétente qu’est le Sous-préfet de l’arrondissement, le 27 août 2011. Ces «Céebés» refusent de payer les impôts et ne prient même plus dans la mosquée du village, parce qu'ils se disent maintenant décidés de revendiquer des droits dévolus à leur rang. Aussi, pour mettre en place une structure familiale, ils ont invité d’autres membres de leur communauté à Diatar. Ces invités devaient venir de partout, même de la Mauritanie . Munis de leurs banderoles, ils ont voulu accéder au village, mais ils se sont heurtés aux jeunes de Diatar qui leur ont refusé l’accès. Des échauffourées s’en sont suivies causant des blessés et deux arrestations. Aucun des blessés n’est d’origine sénégalaise. Ils sont tous des Mauritaniens. C’est sans doute ce qui explique que la gendarmerie mauritanienne se soit déployée sur l’autre rive du fleuve, juste en face du village de Diatar. Conscient de ce danger, le chef de village avait du reste averti les autorités sur de très probables heurts, avant, pendant et après la rencontre. Un chef de village qui a sollicité
«un appui des autorités compétentes pour trouver une solution définitive à ce problème qui peut dégénérer à tout moment et déboucher sur un bain de sang». La réunion en question était en effet une rencontre publique insérée dans un cadre privé. Mais ce n’est pas là une première. Car le même problème de caste avait causé une bagarre il y a quelques mois et avait entraîné la condamnation de beaucoup de personnes emprisonnées à l’époque à la Maison d’arrêt et correctionnelle de Podor. Depuis lors, Diatar vit sous haute tension.
Amédine SY

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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