Le passage de la capacité de production du ciment par le Sénégal de 6 millions de tonnes (3 millions de tonnes respectivement par le Sococim
et les Ciments du Sahel) à 7,5 millions de tonnes avec l’arrivée bientôt de la cimenterie Dangote, trouble le sommeil des acteurs du secteur.
Du côté des Ciments du Sahel, on est très pessimiste de l’avenir du secteur avec ce profond déséquilibre entre la capacité de production et les besoins de consommation. Et le patron de la boîte l’a fait clairement savoir au ministre de l’Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, qui y effectuait une visite. Sur les 6 millions de tonnes actuellement produites par les deux usines, même pas la moitié n’est pas écoulée. A leur niveau, la mévente est importante, puisque « les 2/3 ne sont pas écoulés », fait remarquer Layouss Latfalah. C’est pourquoi, il est davantage pessimiste avec l’arrivée attendue de la troisième cimenterie, en l’occurrence Dangote, dans quelques mois. «Si nous considérons l’avènement de Dangote dans un mois ou deux, le Sénégal aura une production de 7 500 000 tonnes avec les trois usines», indique-t-il, précisant que cela expose le secteur à des difficultés d’avenir. La situation au Mali impacte aussi sérieusement sur le marché du ciment sénégalais, puisque c’est un marché important qui est perdu, avec les problèmes de sécurité au niveau des routes. Toutes choses qui font dire à M. Layouss qu’une quatrième cimenterie n’est pas opportune. Il précise le dossier de Bourgi dort dans les tirroirs. D’où son invite à Aly Ngouille Ndiaye à
«regarder ce problème, parce qu’on n’a jamais vu un pays, même industrialisé, où la capacité de production est trois fois supérieure à la consommation». Du côté des Ciments du Sahel, contre la prolifération des usines, on soutient que cette prolifération des usines, ne fera jamais baisser les prix et qu’elle risque même de provoquer des réductions de personnel. C’est pourquoi, une quatrième cimenterie est perçue comme une erreur de planification des autorités étatiques. Relativement à la question de la taxe de 5% de redevances minières, le Président Directeur Général des Ciments du Sahel indique que les comptes sont débloqués. «Tout a été libéré, nous n’avons pas payé, parce que nous sommes dans notre droit», se réjouit-il. Interpellé sur l’augmentation à n’en plus finir du prix du ciment, Layouss Latfalah a expliqué que de 2002 à nos jours, le prix du ciment n’a pas augmenté de 10% sur le plan local, malgré toutes les contraintes relatives au fuel et tous les autres intrants qui ont contribué au coût de revient du ciment. «Nous ferons tout pour diminuer le prix du ciment afin qu’il soit accessible à tous les Sénégalais», rassure-t-il. Pour sa part, le ministre de l’Energie et du secteur minier, Aly Ngouille Ndiaye a déclaré que «depuis que les Ciments du Sahel sont là on ne parle plus de pénurie du ciment, il y a maintenant une production excédentaire. Nous sommes autosuffisants dans ce domaine».
et les Ciments du Sahel) à 7,5 millions de tonnes avec l’arrivée bientôt de la cimenterie Dangote, trouble le sommeil des acteurs du secteur.
Du côté des Ciments du Sahel, on est très pessimiste de l’avenir du secteur avec ce profond déséquilibre entre la capacité de production et les besoins de consommation. Et le patron de la boîte l’a fait clairement savoir au ministre de l’Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, qui y effectuait une visite. Sur les 6 millions de tonnes actuellement produites par les deux usines, même pas la moitié n’est pas écoulée. A leur niveau, la mévente est importante, puisque « les 2/3 ne sont pas écoulés », fait remarquer Layouss Latfalah. C’est pourquoi, il est davantage pessimiste avec l’arrivée attendue de la troisième cimenterie, en l’occurrence Dangote, dans quelques mois. «Si nous considérons l’avènement de Dangote dans un mois ou deux, le Sénégal aura une production de 7 500 000 tonnes avec les trois usines», indique-t-il, précisant que cela expose le secteur à des difficultés d’avenir. La situation au Mali impacte aussi sérieusement sur le marché du ciment sénégalais, puisque c’est un marché important qui est perdu, avec les problèmes de sécurité au niveau des routes. Toutes choses qui font dire à M. Layouss qu’une quatrième cimenterie n’est pas opportune. Il précise le dossier de Bourgi dort dans les tirroirs. D’où son invite à Aly Ngouille Ndiaye à
«regarder ce problème, parce qu’on n’a jamais vu un pays, même industrialisé, où la capacité de production est trois fois supérieure à la consommation». Du côté des Ciments du Sahel, contre la prolifération des usines, on soutient que cette prolifération des usines, ne fera jamais baisser les prix et qu’elle risque même de provoquer des réductions de personnel. C’est pourquoi, une quatrième cimenterie est perçue comme une erreur de planification des autorités étatiques. Relativement à la question de la taxe de 5% de redevances minières, le Président Directeur Général des Ciments du Sahel indique que les comptes sont débloqués. «Tout a été libéré, nous n’avons pas payé, parce que nous sommes dans notre droit», se réjouit-il. Interpellé sur l’augmentation à n’en plus finir du prix du ciment, Layouss Latfalah a expliqué que de 2002 à nos jours, le prix du ciment n’a pas augmenté de 10% sur le plan local, malgré toutes les contraintes relatives au fuel et tous les autres intrants qui ont contribué au coût de revient du ciment. «Nous ferons tout pour diminuer le prix du ciment afin qu’il soit accessible à tous les Sénégalais», rassure-t-il. Pour sa part, le ministre de l’Energie et du secteur minier, Aly Ngouille Ndiaye a déclaré que «depuis que les Ciments du Sahel sont là on ne parle plus de pénurie du ciment, il y a maintenant une production excédentaire. Nous sommes autosuffisants dans ce domaine».

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