La répartition des agents de l’administration à travers les 14 régions du pays pose problème. Car, la capitale monopolise à elle seule, beaucoup
plus que la moitié des fonctionnaires. Laissant ainsi une mince partie aux 13 autres régions. «Sur un total de 119 702 agents de l'Etat, 75%
sont au niveau central. Ils servent à Dakar», a expliqué le Préfet de Kaolack, Baye Oumy Guèye. Et les régions se partagent 25%. En conséquence, signale l'administrateur civil, «cela pose des problèmes» dans la prise en charge correcte de certains dossiers, du fait d'un déficit criard de ressources humaines. «On n’a pas suffisamment de ressources humaines de qualité pour pouvoir prendre en charge les politiques publiques convenablement», dit-il. Et cela pose aussi problème dans la déconcentration. «Dans certaines régions, dans certains services, il n'y a qu'un seul agent». Cette mauvaise répartition, assez illégale, des ressources humaines, s'accompagne de sérieuses disparités dans la répartition budgétaire. Car «25% des dépenses budgétaires sont allouées aux régions». Ce qui veut dire, selon M. Guèye, que «les 75% vont à Dakar». Toutes choses qui lui font dire qu'«il y a une concentration des dépenses publiques dans la région de Dakar, et cette concentration est faite en zone urbaine. Ce qui montre qu'il y a des déséquilibres entre Dakar et les régions».
plus que la moitié des fonctionnaires. Laissant ainsi une mince partie aux 13 autres régions. «Sur un total de 119 702 agents de l'Etat, 75%
sont au niveau central. Ils servent à Dakar», a expliqué le Préfet de Kaolack, Baye Oumy Guèye. Et les régions se partagent 25%. En conséquence, signale l'administrateur civil, «cela pose des problèmes» dans la prise en charge correcte de certains dossiers, du fait d'un déficit criard de ressources humaines. «On n’a pas suffisamment de ressources humaines de qualité pour pouvoir prendre en charge les politiques publiques convenablement», dit-il. Et cela pose aussi problème dans la déconcentration. «Dans certaines régions, dans certains services, il n'y a qu'un seul agent». Cette mauvaise répartition, assez illégale, des ressources humaines, s'accompagne de sérieuses disparités dans la répartition budgétaire. Car «25% des dépenses budgétaires sont allouées aux régions». Ce qui veut dire, selon M. Guèye, que «les 75% vont à Dakar». Toutes choses qui lui font dire qu'«il y a une concentration des dépenses publiques dans la région de Dakar, et cette concentration est faite en zone urbaine. Ce qui montre qu'il y a des déséquilibres entre Dakar et les régions».

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