3E EDITION «GRAFF ET SANTE» : Des graffiteurs offrent à 5000 patients des consultations médicales

Lundi 22 Octobre 2012

Le rôle de l’artiste n’est pas seulement de produire de belles oeuvres d’art ou de composer de belles mélodies. Mais il s’agit aussi de joindre l’utile à agréable lorsque sa population est dans le besoin. C’est dans de sens que «Doxandem Squad», un groupe composé de 10 jeunes évoluant dans le domaine du graffiti, a initié le projet «Graff et Santé». Il s’agit pour ces jeunes de faire des caravanes médicales pour donner l’opportunité à des Sénégalais d’être consultés et soignés gratuitement. Ce, en partenariat avec les corps médicaux au service des populations.
Troisième du genre, la caravane a ainsi sillonné des quartiers comme Rufisque, Yeumbeul, Guediawaye où encore Dalifort qui a accueilli la journée de clôture, samedi dernier. Lors de ces tournées, chaque quartier a enregistré plusieurs malades. A Rufisque par exemple, 17 cas de paludisme ont été détectés et traités grâce à l’intervention de l’équipe médicale mobilisée par les graffiteurs. Pour Dalifort, la consultation était consacrée aux enfants car, la pédiatrie a enregistré 112 patients contre 85 en médecine générale, 28 en bucco-dentaire, 16 cas de paludisme et 13 cas de diabète, rien qu’à la mi-journée. Il faut dire que les populations ont adhéré à l’initiative des artistes graffiteurs. Selon l’initiateur, Mouhamed Al Amine Ngom, alias Docta, cette caravane dont le budget était de près de 30 millions est rendu possible par les différents partenaires. «Car c'est la première et on avait ciblé que trois quartiers avec nos fonds propre». Soulignant que le rôle du graffiteur est de sensibiliser et dénoncer, mais aussi de faire du social, il ajoute: «C’est ce qui différencie le graff européen et africain. Car nous avons toujours le volet social qui est primordiale». Pour lui, c’est là aussi une façon de faire descendre les médecins dans la rue, pour qu'ils puissent aider les pauvres à se soigner et à accéder aux médicaments. Docta soutien du reste que l’objectif a été atteint. «Nous croyions à la réticence de la population. Mais tel n’est pas le cas et nous avons atteint notre objectif, puisque nos attentes ont été largement dépassées. Pour ces quatre week-end, on attendait 1000 personnes et nous avons eu à faire consulter en tout près de 5000 patients toutes maladies confondues», d'après le graffiteur
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TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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